L’ambition d’un tramway performant

Le mercredi 5 novembre 2014, Joël Bruneau, Président de Caen la mer et Rodolphe Thomas, 1er vice-président de Caen la mer en charge des transports, présentaient le nouveau projet de transport en commun en site propre de la communauté urbaine caennaise.

Dès avril 2014, dans un contexte financier difficile, les élus de Caen la mer avaient souhaité remettre à plat le projet de deux lignes de tramway fer au regard des capacités financières de la communauté urbaine. Caen la mer fait face en effet à une baisse de ses recettes (baisse des dotations de l’État, diminution du Versement Transport) et subit, en parallèle, un endettement significatif.

Durant l’été 2014, des études techniques et financières ont donc été menées et trois scenarii alternatifs ont été étudiés. C’est dans ce contexte que l’équipe, menée par Joël Bruneau et Rodolphe Thomas, a choisi le seul projet qui soit en adéquation avec les besoins des habitants de la communauté urbaine, le seul projet soutenable financièrement.

Le nouveau projet de tramway retenu est donc le suivant :
· transformation de la ligne 1 de TVR en tramway fer standard
· extension de la branche B (1000 mètres environ), depuis la Grâce de Dieu et en direction du CEMT, jusqu’au terminus des Hauts de l’Orne à Fleury-sur-Orne
· extension vers la Presqu’île.

Ce projet répond aux enjeux de déplacement de la communauté urbaine en assurant la desserte de 74 000 habitants, 47 000 emplois et 27 000 scolaires et étudiants. Avec le prolongement vers la Presqu’île, ce sont de nouveaux équipements publics majeurs de l'agglomération (bibliothèque Alexis de Tocqueville, Cargö, ésam Caen / Cherbourg, Tribunal et Dôme) qui seront desservis. L’extension vers Fleury-sur-Orne permet quant à elle une nouvelle ouverture vers le sud de la communauté urbaine ainsi que la desserte du Collège Marcel Pagnol.

Ces deux lignes de tramway fer seront mises en service en septembre 2019 et transporteront chaque jour 64 000 voyageurs contre 42 000 aujourd’hui.

 

Un projet qui répond aux grands enjeux

• de déplacement de la communauté urbaine en assurant :

· la desserte de la population la plus large possible en facilitant l’accès aux principaux services, commerces et équipements ;
· le développement des modes actifs grâce à des aménagements de qualité ;
· l’armature d’un véritable projet global de transports collectifs, associée à un réseau de bus organisé et hiérarchisé.

• de développement durable du territoire par :

· la réduction des émissions de gaz à effet de serre en favorisant le report modal de la voiture vers les transports collectifs ;
· la limitation de l’étalement urbain, par un tracé au cœur de l'agglomération desservant les zones denses et en développement ;
· un lien entre les quartiers ainsi que le désenclavement des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Ce projet représente une opportunité exceptionnelle de concilier les objectifs de développement économique, d’amélioration du cadre de vie et de respect de l’environnement.